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Mâcon, son Pont Nord, son Pont Sud, son Pont Historique… Un nouveau pont au Port d’Arciat… Le développement urbain
qui tend à produire des agglomérations tentaculaires, ne sera sans doute jamais remis en cause. Ces politiques se font au détriment des bassins de vie à dimensions humaines qui tentent de
trouver le meilleur équilibre entre développement économique et qualité de vie ou environnementale, si souvent prônée dans les grands discours.
Un pouvoir attractif sur la rive droite.
Celui de Pont-de-Vaux en est à ce titre exemplaire. Ici, entre l’hyper-agglo de Mâcon et la ville proche de Tournus, un
lieu de vie tendant à fixer sur place ses habitants par un développement d’emplois et une activité économico-commerciale attractive, allié à une identité touristique forte, s’est
installé. Le développement de services de santé ou à la personne, renforce cette attractivité. Avec des conséquences intéressantes sur la réduction des déplacements à longue distance pour
la population sédentaire, et la création d’activités nouvelles à faible émission de CO2.
Le pouvoir attractif de ce centre de vie pontévallois va bien au-delà de la rive droite de la Saône.
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En effet les activités du bassin se nourrissent également de ces voisins d’en face que sont les communes de Fleurville,
Viré, Montbellet, Saint-Albain, Uchizy, etc. Nombre de salariés ont leur emploi sur la rive gauche. Une grande partie de la clientèle, et cela depuis toujours, fréquente les marchés et
commerces pontévallois. Or, ces deux rives sont séparées par un pont, vétuste, bombardé pendant la guerre de 39/45, reconstruit en partie. Il est aujourd’hui complètement dépassé par le
trafic qu’il supporte, matin et soir, en raison des allées et venue des salariés, et des chalands. Il est desservi par la RD 933 bis.
Un pont vétuste, refait après la dernière
guerre.
Un autre pont, plus au nord, celui d’Uchizy par lequel passait une faible partie du trafic automobile, a été fermé à la
circulation. Il faut ajouter à ce constat que l’axe Louhans-Cuiseaux-Mâcon, passe en partie par ce barreau RD933 bis et le pont de Fleurville. S’y ajoutent également le volume d‘affaires
important entre les deux rives au niveau des activités artisanales et le passage des employés travaillant sur Mâcon.
Tous ont, pour la plupart, délaissé la route de Feillens et le pont nord en raison de la multiplication
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des ralentisseurs et des trop longs segments à vitesse limitée. Le pont de Fleurville est accessible par alternat, réglé par un
feu tricolore.
Aussi, outre les jours de marchés, aux heures de départ des travailleurs et des véhicules de livraison, une file conséquente de
véhicules stagne des deux côtés du pont chaque matin et soir. Côté Fleurville, il n’est pas rare qu’elle
s’étende jusqu’au rond point de la RN6.
Attendu par les usagers
Ardemment souhaité par les usagers qui ne se sont pas encore constitués en association, évoqué un temps par des élus,
visionnaires sans doute, mais tout à fait dans leur rôle, le projet de remplacement ou de doublement de ce pont conjugué à un contournement de Pont-de-Vaux pour le trafic venant de la
RD2, est passé à la trappe. Pour quel profit ?
Charles Mathey
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