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La 19e édition du Handi-raid sapeurs-pompiers réunit 27 personnes handicapées à destination
d’Aigues-Mortes (Gard). L’arrivée de ce raid nautique est prévue dans six jours.
C'est par un temps très frais, malgré quelques rayons de soleil qui tempéraient les frimas du matin,
qu’est partie hier dimanche peu après 9 heures, la 19e édition d’Handi-raid sapeurs-pompiers.
Après 1996 et 2004 qui avaient eu le même point de départ, ce raid nautique est parti pour Ia troisième
fois du port de plaisance de Pont-de-Vaux.
Cette année, l’escadre comporte une trentaine de bateaux qui emportent qui emportent, pour six jours, 27
personnes handicapées (paraplégiques et tétraplégiques) accompagnées d’un pilote et d’une infirmière, vers Aigues-Mortes. Ainsi qu’une armada terrestre constituée d’un bus, de quatre
semi-remorques, quatre camions et une vingtaine de voitures particulières transportant gîte, couvert et assistance médicale. L’effectif des accompagnateurs est composé de médecins,
infirmières, kinésithérapeutes, cuisiniers, chauffeurs, mécaniciens, soit cent cinquante personnes.
Dès 7 h 30, les passagers ont été installés avec précaution à bord des canots et après le baisser du
drapeau de Jean-Caude Thierry, maire de Pont-de-Vaux. accompagné de Michel Voisin, député, et d'Henri Guillermin, conseiller général, I’escadre a pris le petit canal pour passer 3,5 km
plus loin, l’écluse, à l’embouchure de la Saône. C’était la première des quinze écluses sur la Saône et le Rhône dont le dénivelé va de 1,45 mètre pour Pont-de-Vaux à 23 mètres pour celle
de Bollène dans le Vaucluse.Celle-ci sera franchie jeudi matin. «Chaque année, nos passagers sont enthousiastes et volontaires pour revenir l’année suivante, nous confiait l’un des
accompagnateurs. En cinq ans je n’ai assisté qu’à un seul abandon en cours de navigation. Mais, à part un noyau de deux ou trois, admis l’année suivante, l’effectif est renouvelé chaque
année car la liste d’attente est longue. Notre objectif est d’accueillir un maximum de gens.
Même écho d'enthousiasme chez les bénévoles, malgré le fait que ces six jours soient, pour eux, très
éprouvant physiquement. Yves Borjon-Prévé, qui habite Feillens n'a pas manqué une seule édition "Je suis arrivé dans l'organisation tout à fait par hasard. Pour le premier raid,
l'association cherchait un camion frigoriphique pour transporter la nourriture. Je l'ai trouvé et amené". C'est un peu grâce à lui que le raid est venu sur la Saône : "La première fois,
en 1996, nous avons participé à l'inauguration du port de plaisance de Pont-de-Vaux. Cette année-là, nous avons aussi gravi la Roche de Solutré avec 25 handicapés. C'est un souvenir
inoubliable !"
Comme devait être inoubliable, encore, cette 19me édition pour les 27 personnes handicapées.
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