|
La Direction Départementale des Territoires (DDT) de l'Ain organise une réunion publique de présentation du projet PPRi de
la Saône et de la Reyssouze, sur les communes de Pont-de-Vaux, Gorrevod, Reyssouze, Boz et Ozan. Elle se tiendra le mardi 17 janvier à 20 heures, au premier étage de la salle des fêtes,
place Joubert à Pont-de-Vaux.
Selon les services de l'Etat, les débordements de la Saône en crue sont fréquents, et font partie de la vie de la vallée.
Les principales crues de ces dernières décennies datent de janvier 1955, mars 1970, décembre 1981 et 1982, mai 1983, mars 2001 et 2006.
Avoir un comportement adapté
Les anciens résidents ont, toujours eu un comportement adapté. Mais la vallée accueille une population nouvelle croissante,
qui n'est pas préparée à affronter un évènement potentiellement traumatisant suivant l'ampleur des dégâts. Les crues de la Saône ne surprennent pas comme des crues torrentielles, les
vitesses de courant sont plus faibles, la montée des eaux est lente, la prévision est fiable et efficace, autant de facteurs qui réduisent le risque pour les vies humaines. Mais la
submersion peut dépasser un mètre dans nombre d'habitations, atteindre 3 à 4 mètres par endroits, et elle peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les routes sont coupées,
les réseaux électriques, d'eau et d'assainissement inopérants ou détruits, les activités économiques perturbées. Il importe donc de définir un mode de développement qui tienne compte à la
fois de ce facteur de risque et de la situation privilégiée d'une vallée accueillante et active. Plusieurs inondations catastrophiques se sont produites au cours des vingt-cinq dernières années
|
|
Plusieurs inondations catastrophiques se sont produites au cours des vingt-cinq dernières années en France : Nîmes en
1988, Vaison la Romaine en 1992, Somme en 2001, Rhône (dont la Saône est un des principaux affluents) en 2003, Draguignan en 2010. Elles ont conduit l'État à renforcer la politique de
prévention des inondations. Parmi les différents volets de cette politique, les services départementaux chargés de la prévention mettent en place deux types d'action : l'amélioration de
la connaissance des phénomènes dangereux, et la limitation de l'exposition des personnes et des biens à ces phénomènes.
Création de plans de référence
Cette politique se concrétise notamment par la mise en place de Plans de Prévention des Risques (PPR) prévus par la Loi
Barnier du 2 février 1995 qui a révisé et unifié les documents de prévention. Elle s'appuie sur les 3 principes suivants : interdire les implantations humaines dans les zones les plus
dangereuses, et les limiter dans les autres zones inondables, préserver les zones d’expansion des crues, éviter tout endiguement ou remblaiement nouveau qui ne serait pas justifié par la
protection des lieux fortement urbanisés. L'État entreprend de mettre en oeuvre les Plans de Prévention des Risques pour limiter le coût économique et social
des sinistres supportés par la collectivité, conserver les espaces d'expansion des crues, se préparer à gérer la crise et réduire son ampleur.
|
|
Le PPR est un document réglementaire de maîtrise de l'urbanisation et de la construction en zone inondable. Il est élaboré
sous l’autorité du préfet en associant les collectivités locales dans une démarche de concertation. Il définit les zones d’exposition aux phénomènes naturels prévisibles, directs ou
indirects, et caractérise l’intensité possible de ces phénomènes. A l’intérieur de ces zones dites « d’aléa », le PPR réglemente l’utilisation des sols, les modes d'aménagement, l’usage et
la gestion des zones à risques, dans une approche globale du risque.
|
|
Les réglementations s’appliquent tant aux futures constructions qu’aux constructions existantes dans le but de maîtriser
et réduire leur vulnérabilité.
Le PPR est approuvé par le préfet après enquête publique puis annexé au Plan Local d’Urbanisme (PLU) en tant que servitude d’utilité publique. Projet de PPRi des communes de Pont-de-Vaux,
Gorrevod, Reyssouze, Boz et Ozan :
|
Une démarche interdépartementale coordonnée sur la Saône, entre Chalon-sur-Saône et Lyon, a été mise en place par l’État. En
application de cette démarche, le préfet de l'Ain a prescrit par arrêté préfectoral du 21 avril 2009 la révision des Plan d'Exposition au Risque inondation (PERi) sur les communes de
Pont-de-Vaux, Reyssouze, Boz et Ozan pour les crues de la Saône, et par arrêté préfectoral du 2 décembre 2010 l'élaboration d'un PPR pour la commune de Gorrevod.
La crue de
référence prise en compte est désormais la crue historique de 1840 : "plus hautes eaux connues" qui a été modélisée dans les conditions actuelles d'écoulement. Ainsi le projet de PPRi des
communes de Pont-de-Vaux, Gorrevod, Reyssouze, Boz et Ozan (PPRi Confluence Saône Reyssouze), va être soumis à l'examen et aux remarques des élus communaux et du public en janvier
2012.
|
|
Ces communes ayant en commun d'être inondables par la Saône, et pour deux d'entre elles également par la Reyssouze, le plan de prévention porte donc sur ces deux cours d'eau. Au préalable, les services
de l’État, en accord avec les maires des cinq communes, organisent une réunion de présentation du projet de PPRi. La Direction Départementale des Territoires exposera la méthode adoptée
pour son élaboration, les objectifs visés, et les dispositions qui pourront s'appliquer après approbation du document. L’Établissement Public Saône-Doubs (EPTB) sera également présent pour
apporter son témoignage. Ces deux organismes répondront aux interrogations du public qui
aura ensuite un mois (du 30 janvier au 3 mars 2012), dans le cadre de l'enquête publique, pour examiner en détail le projet et porter par écrit ses observations. Un commissaire-enquêteur
assurera des permanences dans chacune des cinq communes durant l'enquête.
|